| Incarcération d'un refuznik Il est attendu qu'Uri Nathan, âgé de 18 ans, dont l'enrôlement dans l'armée israélienne est prévu pour aujourd'hui, annonce son refus de servir. Il est également attendu qu'il soit transmis à la prison militaire après une telle déclaration.
Un citoyen menacé par un officie
Ronde aux environs de Bethléem, le commandant emmène un citoyen innocent jusqu’à une ruelle, pointe son arme sur sa tête et lui dit qu’il va le tuer. L’homme pleure et l’autre lui dit alors que ce n’est qu’une plaisanterie et qu’il peut partir.
Ses sacs personnels sont vidés
Comme à l’habitude lors de traques de résidents illégaux traversant le barrage du côté est, nous les emmenions derrière un bâtiment abandonné situé à faible distance du barrage et les battions.
Tirs pour s’amuser
Durant le couvre-feu imposé à un village… A proximité de la zone de Sahl Dotan (villages à l’ouest de Jennine), j’ai été témoin de tirs sur les pneus des voitures qui violaient le couvre-feu.
Lancer de grenades lacrymogènes et sonores dans des boulangeries en guise pour sanctionner des jets de pierres
Dans la zone Telem, alors que nous revenions d’une campagne d’arrestations, nous avons jeté des grenades sonores et lacrymogènes à l’intérieur de boulangeries du village de Tarqoumia vers 4-5 heures du matin, suite à des jets de pierres sur les soldats.
Tirs au hasard en direction de Rafah
Durant la nuit, nous avons reçu l’ordre de tirer tous les quarts d’heure en guise de réplique, vers une cible imaginaire. Une fois, nous avons tiré au hasard en direction de Rafah, à partir d’une position surplombant presque toute la ville.
Comportement à l'intérieur des maisons durant l'opération Mur de Protection
Durant l'opération Mur de Protection, notre unité a décidé de s'installer dans des maisons palestiniennes privées dont les habitants avaient été provisoirement transférés dans un autre lieu.
Affrontements violents entre l'officier du barrage et un jeune dérangé mental Heurt physique violent entre un jeune dérangé mental et l'officier du barrage (signataire de la présente), après que le premier eut refusé de se soumettre à la fouille et qu'il eut fallu l'attacher. Les membres de sa famille venus s'enquérir de son état n'ont pas été autorisés à le voir.
Education Une force de réservistes est venue nous relayer. Mais elle n'avait pas une connaissance suffisante des mesures propres aux barrages.
Vol au niveau de l'unité « Notre unité s'est emparée d'un appareil photos de Ramallah. Nous avions un appareil photos de l'Autorité palestinienne que nous avions pris à la Moqatta durant l'opération Mur de Protection, et je pense qu'il est toujours utilisé dans l'unité. A part cela, je n'ai pas vu de cas de vol, mais on a entendu des récits, de nombreux récits de vols de petits magnétophones, d'argent, de tout ».
Agression d'un détenu ligoté
Près du site militaire du détachement 50, une patrouille militaire a remarqué un garçon qui jetait des pierres. Les soldats l'ont pourchassé par derrière, deux soldats sont descendus, l'ont arrêté et roué de coups avant de le faire monter à bord du véhicule.
Destruction de voitures luxueuses à Ramallah Obéissant aux instructions de son commandant, un conducteur de char a écrasé trois voitures de luxe lors d'une mission de routine à Ramallah. Derrière nous, un autre char a écrasé trois autres voitures.
Après avoir fait ses besoins, il s'est essuyé le cul avec des vêtements appartenant à des Palestiniens A la fin de ma période de garde dans un bâtiment évacué de ses habitants (je ne sais pas où sont allés ces derniers), je suis monté au cinquième étage (les gardes étaient postés à l'entrée de l'immeuble).
La préservation du caractère humain
Après un service de 2 mois environ au barrage de Ramote, deux mois très déprimants durant lesquels j'avais travaillé à un barrage à l'entrée de Jérusalem afin d'y interdire le passage des Palestiniens, alors qu'en réalité on pouvait contourner ce barrage en passant par la vallée environnante.
Un enfant ligoté et fait provisoirement prisonnier
Afin de disposer d'un poste d'observation, nous avions dû nous installer dans une maison privée et, à cet effet, évacuer la famille qui y vivait, de sorte qu'elle ne pouvait y retourner qu'une fois par jour pour y prendre les effets nécessaires pour la journée.
Cinquième peine de prison pour un Refuznik
Le Refuznik Alex Cone a été jugé pour la cinquième fois aujourd'hui, et accusé d'avoir refusé d'être enrôlé dans l'armée israélienne
Le premier Refuznik israélien
Malgré la forte chaleur ambiante et la tension provoquée par la guerre, la salle du tribunal était comble ce lundi (30/8/1948)
Qui est l'ennemi ici ?
Lorsque j'effectuais mon service à Hébron, j'ai découvert, pour la première fois, une manière différente de se sentir Juif. Je ne sais pas pourquoi. Je n'ai aucune justification à cela, j'ai juste senti une différence dans le fait d'être Juif. Le tombeau d'Abraham, la cité des patriarches, tout cela a provoqué un sentiment différent en moi. C'est ce que j'ai ressenti de prime abord.
Nous "séchions" les gens J'effectuais mon service dans la région de Jéricho, alors que la ville était soumise au couvre-feu. Il y avait un terrain vague où les Palestiniens se déplaçaient en violation du couvre-feu. L'armée israélienne a creusé des sortes de tranchées pour les empêcher de sortir.
Couvre-feu, personne ne passera ! Si je vais voir le sergent et que je lui dis : "il y a une femme accompagnée d'un enfant malade qu'elle compte emmener à l'hôpital" et que je lui demande s'il était possible de la laisser passer, il me demandera de quoi elle a l'air. Je lui dirai alors qu'elle semble normale
"Nous allons en tuer six en retour"
La mission lors de laquelle six soldats du génie militaire ont trouvé la mort s'est déroulée ici, au point 443. Un terroriste s'est infiltré, au milieu d'un épais brouillard, à l'intérieur d'un des barrages et a tué tout le monde. Il est entré à l'intérieur du barrage avec beaucoup de facilité
Comment ils troublent la quiétude des habitants
L'occupation consiste à se réveiller le matin, donner des instructions aux soldats et à travailler huit heures par jour pour imposer le couvre-feu.
Une pierre pour la vitre de la voiture et une pierre pour la tête Le quartier juif d'Hébron est sous la responsabilité de la municipalité de la ville d'Hébron. Cela veut dire, bien que cela implique une forte contradiction, que les personnes chargées d'enlever les poubelles du quartier juif d'Hébron, ce sont les Arabes.
Invités non prévus Lors d'une relève, à laquelle j'ai participé avec le chef de peloton et la patrouille 30 du bataillon 932, le chef de troupe et chef de patrouille est entré à l'intérieur d'une maison habitée par deux vieilles personnes, sans frapper à la porte et sans nécessité de terrain.
Les dernières nouvelles des détenus Refuzniks
Cette semaine, trois Refuzniks dont nous avions donné des nouvelles au préalable ont été emprisonnés, il s'agit de Wissan Quablan, Alex Cone et Micha Hadar. Il y en a deux autres, Ayal Bermy et Yahel Avigor
Les soldats de réserve s'opposent aux implantations coloniales
Cela fait deux mois que le rapport Sassoun a été présenté au gouvernement et que celui-ci a pris la décision de former une commission ministérielle afin d'étudier les possibilités d'application de ce rapport.
Que chaque mère hébraïque sache
Cela se passe aussi au cours de formation de l'élite des officiers qui dirigeront la prochaine génération au sein de l'armée israélienne. Les membres du Mouvement « Briseurs du silence »
Les graines de la haine Les témoignages diffusés ces derniers mois par le site électronique de Haaretz, dans la rubrique consacrée aux « Briseurs du silence », concernaient des incidents qui ont eu lieu à la suite de terribles opérations terroristes (palestiniennes). Les réactions étaient plausibles, les soldats parlant de l'envie de vengeance et de règlement de compte.
Les témoignages présentés au théâtre De la réalité au théâtre à Tel-Aviv : dans le cadre du festival « Théâtronto » un groupe d'acteurs commence à partir de jeudi prochain, 7 avril, la présentation de la pièce « Briseurs du silence » (1) qui montre les témoignages de soldats, recueillis ces derniers mois par les membres du Mouvement, sur leur service dans les Territoires (palestiniens).
21 jours de prison pour des objecteurs de conscience
Une peine de prison de 21 jours a été prononcée aujourd'hui (mardi 21/6/2005) contre les objecteurs de conscience Alex Cohn et Iyal Barmi, qui se sont présentés hier au bureau de conscription.
Deux Refuzniks déclarent pour la quatrième fois leur refus de servir
Les Refuzniks Alex Cohn et El Barmi ont informé ce matin pour la quatrième fois le Bureau de recrutement de leur refus de servir dans l'armée israélienne.
Dernières nouvelles des Refuzniks détenus en prison
Cinq des Refuzniks détenus en prison devront être libérés dans les prochains jours. Mais il est probable qu'à peine libérés ils soient tous de nouveau jetés en prison.
Les trois Refuzniks vont se présenter à nouveau au bureau de recrutement Demain matin (lundi 2/5) les opposants au service militaire, Ayal Barmi, Alex Kone, et Micha Hadar vont se représenter au bureau de recrutement de Tal Hashomir
Il ne faut pas tirer en visant la tête Pour la première fois depuis la formation du mouvement des « Briseurs du silence » en juin dernier, les membres du mouvement ont participé ce matin à une séance de la commission législative de la Knesset.
Lettre des soldats recrues de l'armée : « Nous n'allons pas rejoindre l'armée à cause de l'occupation »
Dans une nouvelle lettre d'objection, 250 lycéens ont affirmé qu'ils ne feraient pas leur service militaire, parce qu'ils « refusent de participer à la politique d'oppression et d'occupation ».
A l'honorable comité de conscience 1- Il y a près de 40 ans, qu'Israël domine, sans raison valable, la CisJordanie et la Bande de Gaza, ainsi que les millions d'habitants palestiniens qui y vivent privés de leurs droits de citoyens et de la plupart de leurs droits humains. La situation où un peuple domine un autre est contraire au principe sur lequel est fondée la démocratie
Une manifestation de solidarité avec le refuznik Misha Hadar Une manifestation de solidarité avec Misha Hadar sera organisée demain à 8h:00 devant le bureau de recrutement militaire. Misha refuse de servir dans l'armée israélienne parce qu'il n'est pas prêt à faire partie d'une institution qui impose la politique immorale d'occupation.
Dernières nouvelles des refuzniks emprisonnés Après une période relativement longue pendant laquelle l'armée a limité l'emprisonnement des refuzniks, il paraît que la politique d'emprisonnement est de retour.
Ben Artsi ne sera pas considéré comme objecteur de conscience
Fin d'un combat : la Haute Cour de Justice a rejeté la requête présentée par Jonathan Ben Artsi* pour se faire exempter du service militaire pour des raisons de conscience et non pour incapacité.
Lettre franche au ministre de la Défense, Monsieur Shaul Mofaz
J'ai été ému en apprenant la nouvelle de la condamnation à la prison de Wisam Kablan, de Moshé Heder et d'Alex Kon. Ces trois jeunes gens refusent de servir dans l'armée israélienne tant que celle-ci pratiquera l'occupation.
Lettre d'objection des candidats au recrutement dans l'armée
La lettre des lycéens en fin de cycle secondaire a été publiée en octobre 2004. Face aux meurtres collectifs survenus pendant cette période dans la Bande de Gaza, un groupe de jeunes habitant la zone du Centre ont estimé qu'il n'était plus possible de se taire.
Histoire sommaire des Refuzniks En juin 2001, dix personnes, habitant pour la majorité la région du Centre, s'étaient réunies à Tel-Aviv pour discuter de nouveaux moyens de combattre l'occupation.
28 jours de prison pour l'objecteur de conscience Yahil Avigor
Yahil Avigor, de Keryat Motskine, est un pacifiste qui refuse de servir dans l'armée israélienne pour des raisons de conscience. Il a été condamné dimanche dernier, 27/2/2005, à 28 jours de prison.
J'ai laissé l'école en raison de la militarisation de l'éducation La lutte s'est étendue contre l'embauche d'officiers dans les écoles. Le groupe des jeunes de « Profile Hadash » (Nouveau visage) —Un mouvement qui appelle à donner un visage civil à la société israélienne— doit organiser la semaine prochaine un colloque destiné à contrer le projet du ministère de l'Education et de l'armée de l'Education.
Une signataire principale de la lettre: Je paierai le prix de refus du service « Etant donné que l'armée israélienne viole la loi et la démocratie, mon refus de servir dans l'armée est un comportement logique et correct. Il est vrai que la décision de l'occupation a été prise de façon démocratique, mais cela ne la rend pas humaine.
Les yeux qui voient tout
Durant les quatre mois passés, nous avons présenté ici les témoignages de soldats qui ont décidé de briser le silence, et de parler d'actes de pillage et d'humiliation, de vieillards tués par erreur, de familles chassées de leur salon pour que les soldats puissent voir un match de football.
Comportement barbare avec les voisins d'une personne recherchée
Ceci est arrivé alors qu'on passait une longue période à Naplouse pour procéder à des arrestations. On agissait sur des informations qui nous parvenaient quotidiennement des services de renseignement. Durant cette période, environ un mois et demi, on exécutait des missions presque toutes les nuits.
On tire, et ils montent vers Abou Snina
Quand on apprenait que des tirs avaient eu lieu ou quand on craignait quelque chose, on prenait une ou deux voitures blindées et on se rendait à Abou Sinna*, avec l'accord du commandant ou du sous-commandant du bataillon.
Des tirs aveugles à balles réelles sur des enfants qui lançaient des pierres
Cet incident a eu lieu lors d'une campagne d'arrestations routinière dans un village de Samarie (nord de la CisJordanie) dont je ne me rappelle pas le nom. Je faisais partie de la force chargée de sécuriser l'unité qui procédait aux arrestations.
Il a refusé de lancer une bombe fumigène pour disperser les manifestants
Nous avons débarqué, mes compagnons de caserne et moi, dans le village de Tamoun à Naplouse. Il était midi et notre mission consistait à ériger des postes de contrôle provisoires (cela nous permettait de faire sentir notre présence et parfois d'arrêter des terroristes).
Vol de CD
Le soldat : Je me rappelle que cette maison abritait un laboratoire pour la duplication de CD. Ehud Banai, vous êtes piratés, ici on falsifie tout. Il y avait un laboratoire pour la duplication de CD et on logeait dans une maison de luxe. Combien de jours on est resté là-bas ? Quatre jours peut-être…
Faire sauter les portes alors qu'il est possible d'en casser les cadenas
Alors qu'on passait la journée à fouiller le camp, le commandant de la force insistait à faire sauter les portes et les portails, même quand cela n'était pas nécessaire.
Détruire les maisons en parfaite conformité avec la loi
En réaction (bizarre) aux jets de pierres sur l'axe routier Bitar-Gush Etzion, la brigade Etzion a décidé de démolir une maison qui avait bénéficié d'une extension sans permis. L'ordre consistait à ne démolir que l'extension, mais la maison toute entière a été sérieusement endommagée.
Nous agissions sans réfléchir et de façon primitive
Le sergent-chef Q., qui a servi dans l'unité Yaïl (ingénieurs), déclare : « Cela a pris beaucoup de temps pour que nous comprenions que pendant trois ans nous n'étions pas des humains ».
« Ce n'est pas pour cela que nous envoyons nos fils à l'armée »
Ce sont les parents qui veulent maintenant aussi briser le silence. Les parents des soldats d'active ainsi que des soldats venant de terminer leur service militaire désirent aider les membres du mouvement « Briser le silence » en parlant eux-mêmes de l'impact sur leurs fils du service dans les territoires (palestiniens).
Les infractions aux instructions de tirs
Le premier ministre Ariel Sharon a affirmé aujourd'hui : « Il faut répliquer sans hésiter aux sources de tirs palestiniennes, même s'ils partent de centres de population civile ».
Tirs d'obus de chars sur les capteurs solaires
Lors d'une opération ordinaire à laquelle participait un char, le tireur, avec l'autorisation du commandant, a ouvert le feu en direction des réservoirs d'eau qui alimentaient un grand nombre de maisons à Deir al Balah.
Le commandant d'une brigade de campagne viole les procédures de tirs qu'il avait lui-même établies
Au cours de l'opération pour assiéger la Mokatta (qui a abouti à l'isolement d'Arafat et à la destruction de la Mokatta et des rues voisines) des jeunes s'étaient rassemblés pour manifester, ils lançaient des pierres et des cocktails Molotov.
Un commandant vole de l'argent
Suite aux rumeurs faisant état de plusieurs actes de pillage au cours de l'opération « Mur protecteur », dès qu'on avait quitté Jénine, j'ai décidé de rassembler les soldats pour fouiller leurs bagages.
Le dernier jour de son service militaire, un commandant de barrage décide de se défouler
Barrage à la bifurcation N°1 de Naplouse (à l'entrée de Naplouse). Une forte circulation palestinienne. Personne n'est autorisé à passer. Le commandant qui a perdu son sang-froid s'est mis à tirer en l'air pendant vingt minutes.
Barbecue
Voilà en bref ce qui s'est passé : Nous étions dans une maison, le détachement au complet était là, à l'intérieur et devant la maison.
Des soldats des gardes-frontières lancent aveuglement des grenades lacrymogènes sur la ville d'Hébron
Poste d'observation au cœur d'un quartier palestinien – Un étage dans une maison palestinienne. Un commandant, deux combattants du Bataillon d'Hébron et deux tireurs d'élite.
Vol d'un magnétoscope et de vêtements à Ramallah
Quelques mois après l'opération « Mur protecteur », j'ai trouvé un magnétoscope à la caserne. J'ai demandé aux soldats où ils l'avaient trouvé, et on m'a dit à la Mokatta.
Un gouvernement de menteurs
Le quotidien Haaretz a récemment publié un article de Yossi Melman relatif aux documents des archives de l'Etat datant des années 1950 et dont la publication vient d'être autorisée.
Lettre des étudiants de dernière année de secondaire
Nous, jeunes citoyens de l'Etat d'Israël, qui croyons en les valeurs de démocratie, d'humanisme et de pluralisme, déclarons refuser de jouer un quelconque rôle dans la politique d'occupation et de répression suivie par le gouvernement israélien.
Une pétition des parents appelle à refuser le service militaire dans les Territoires
Les parents de quatre soldats ont fondé un Mouvement appelant à refuser d'effectuer le service militaire dans les Territoires (occupés).
« Sens-tu le froid, la fatigue et la faim et n'as-tu pas le moral— Tu es donc immoral »
Division Golani, dit : « Le soldat ne pense qu'à l'heure du sommeil, du repas et des vacances. Il ne pense à rien au niveau moral. Après cinq ou dix cas, il n'a plus de bonté.
Tirs ciblés
Les soldats les appellent des « tirs ciblés ». Au début ils tiraient suivant les ordres et seulement sur des cibles précises. Quelques semaines après la situation a changé. Lassés, les soldats ont commencé à regarder à droite et à gauche à la recherche d'un nouveau défi, pour améliorer leur niveau de tireurs.
Tirer sans attendre un ordre transforme l'arme en un jeu
Ils tirent sans raison, sans attendre les ordres. Quand je dis « ils », je veux dire « nous », les combattants de l'armée israélienne dans les Territoires (palestiniens). Les soldats l'appellent « initiative », l'initiative d'ouvrir le feu en prétendant riposter à des tirs ennemis. Chaï Sagi, combattant parachutiste démobilisé il y a près d'un an et membre de « Briseurs du silence »
La violence des enfants juifs à Hébron
Je servais avec de nouvelles recrues dans l'unité de protection des colonies à Hébron et le premier jour que je passai là-bas, nous partîmes patrouiller avec le chef de l'unité, qui me montra les installations et sites militaires, sans que je puisse distinguer ce qui se passait là-bas.
Nous sommes coupables
« Nous avons fait des choses que nous n'étions sans doute pas obligés de faire. Nous avons commis des fautes, nous étions des enfants.
Le Goush Shalom affirme : « La majorité des dirigeants de l'Etat ainsi que des milliers d'officiers et de soldats de l'armée « ont du sang sur les mains »
Le débat récemment lancé à propos de la libération des prisonniers qui sont décrits comme « ayant du sang sur les mains » est fondé sur l'hypocrisie, la démagogie, et le fait de faire semblant de croire qu'Israël se distingue en matière de morale. Or, en réalité, de nombreux dirigeants de l'Etat, et en particulier le premier ministre lui-même, ont aussi « du sang sur les mains ».
« Le sang des jeunes filles de 10 ans nous donne mauvaise conscience »
effectuait son service dans une unité spéciale. Ils tiraient sur tout ce qui bougeait. Il affirme : « Il y a toute une génération comme moi qui marche en portant des charges explosives. Ils ont commis de nombreux meurtres et leur conscience est souillée de sang
Un témoignage affirme : Un médecin militaire donne un cours de dissection sur un cadavre de Palestinien
De nouveaux témoignages de soldats recueillis par les membres du mouvement « Briser le silence » confirment les doutes selon lesquels des pratiques graves ont lieu dans les territoires occupés à la faveur de la guerre.
« Il y a une différence entre notre refus et le leur »
Il n'y a pas de point commun entre le refus de la droite du service militaire et celui de la gauche : c'est ce que pensent en tout cas les Refuzniks de gauche, qui se sont exprimés sur le site Internet du journal Yediot Aharonot à la suite des appels des hommes de religion au refus d'évacuer les colonies auxquels ont dû faire face le chef d'état major et le ministre de la Défense.
Les combattants parlent de ce qui se passe dans les territoires (palestiniens occupés)
Durant une opération de reconnaissance routinière à laquelle participait un char, l'artilleur a tiré, sur ordre du commandant, sur les réservoirs d'eau qui se trouvaient au dessus d'un grand nombre de maisons de Deir al Balah. Il s'agissait de tirs de dissuasion, d'entraînement au tir, d'échauffement des équipements ou simplement de « désir de faire cela ».
Les combattants parlent de ce qui se passe dans les territoires (palestiniens occupés)
Grade du commandant de zone : commandant de char (sergent-chef)
Nombre de participants et grades : quatre : commandant, artilleur, ouvrier d'entretien
Demande de limogeage de Dan Haloutz et d'enquête pénale sur son cas
C'est difficile à croire, mais c'est pourtant vrai : l'ex-commandant de l'Armée de l'air et adjoint au chef d'état major, le général Dan Haloutz, a hiérarchisé l'importance de la vie humaine en fonction de l'appartenance raciale de l'individu et de son rang, dans un entretien avec un pilote après que celui-ci eut signé la lettre des pilotes.
Un mouvement pour les femmes qui renoncent au service militaire en Israël pour des raisons liées à la conscience Israël est le seul pays au monde qui applique le système d'enrôlement obligatoire (de conscription pour les femmes aussi. C'est pourquoi c'est le seul pays où il y a des femmes Refuzniks. L'étendue du mouvement des Refuzniks femmes en Israël augmente mais il n'y a pas d'informations précises sur son volume réel. Sharon déclare : « Les soldats de l'armée israélienne sont les plus moraux » Dans un entretien accordé aujourd'hui aux correspondants des Affaires parlementaires, le premier ministre Ariel Sharon a déclaré : « Les soldats de l'armée israélienne sont les plus attachés aux valeurs morales lors des opérations ». Ces déclarations interviennent à la suite des derniers incidents au cours desquels des soldats ont été accusés d'avoir tué des Palestiniens sans raison – dont l'affaire des commandos de la marine de guerre, et l'achèvement d'une fillette à Rafah (à bout portant). Et maintenant : la lettre des mères Après les lettres rédigées par les aviateurs, les militaires de l'unité de reconnaissance de l'état-major et les étudiants de la dernière année du cycle d'enseignement secondaire, dans lesquelles ils annoncent leur refus de servir dans les territoires occupés, c'est au tour des parents d'annoncer une position identique. « Personne ne souhaite être la dernière victime à Gaza » Un réserviste des Forces Israéliennes de Défense a été condamné dimanche à 28 jours de prison pour avoir refusé de servir à Gaza. Il affirme que la plupart des réservistes de la brigade à laquelle il appartient avaient fui le service militaire. Dans les rangs de l'armée, on se souvient des derniers jours ayant précédé le retrait du Liban. Libération des 5 Refuzniks Cinq refuzniks ont été libérés ce matin. Il s'agit de Haggai Matar, Noam Bahat, Adam Maor, Shimri Zameret et Matan Kaminer. |